L’agoraphobie
L’agoraphobie se caractérise par une peur ou une anxiété marquée et excessive qui survient en réaction à de multiples situations où une fuite pourrait être difficile ou une aide pourrait ne pas être disponible, comme prendre les transports publics, être au milieu de la foule, être hors de chez soi seul. L’individu agoraphobe a peur d’événements négatifs qui pourraient survenir. spécifiques (attaques de panique par exemple). Ces situations sont soit évitées, soit subies avec une souffrance intense. L’évolution de l’agoraphobie est variable et dépend de l’intensité du trouble et de la prise en charge. Il n’est pas rare que les crises diminuent ou disparaissent complètement à l’âge adulte, mais dans certains cas, elles se maintiennent, voire s’aggravent.
Les causes de ce trouble anxieux peuvent être différentes d’un agoraphobe à l’autre. Cependant, elle survient habituellement chez les personnalités anxieuses, le plus souvent suite à un traumatisme psychique (accident, deuil, chômage…) récent ou éloigné. Ainsi, cet état peut être développé à tout âge par tout individu. Il peut aussi s’accompagner d’autres syndromes comme des autres phobies, des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou de la dépression.
L’agoraphobie peut être très invalidante et se manifester de façon plus ou moins intense selon les situations et les personnes. En général, l’angoisse se traduit sous forme de crises d’angoisse ou « attaques de panique » qui paralysent en quelques minutes. Ce type de crise peut survenir partout et à tout moment, même si certaines situations sont favorables à son déclenchement (foule, petits espaces…). Si vous ressentez au moins 4 des 13 symptômes suivants, cela signifie que vous faites probablement une attaque de panique.
-Palpitations, rythme cardiaque accéléré
-Transpiration, bouffée de chaleur
-Engourdissements, picotements
-Tremblements
-Frissons
-Étouffement, souffle coupé
-Douleur thoracique ou douleur abdominale
-Nausée
-Vertige, sensation d’évanouissement
-Déréalisation (perte de contact avec le réel, impression d’être « dans un film »)
-Dépersonnalisation (perte de contact avec soi, impression d’être « dans un film »)
-Peur de devenir fou
-Peur de mourir
À l’exception des personnes présentant des pathologies particulières (déficients cardiaques, asthmatiques…), les crises ne présentent au demeurant aucun danger pour la santé ou la vie du sujet. Néanmoins, les victimes comparent ces épisodes à la sensation de mourir et craignent de faire un malaise et qu’on ne puisse pas leur porter secours. -journal des femmes-