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L’hématophobie ou la peur du sang:

Publié le 29 avril 2024

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’hématophobie est la troisième phobie la plus répandue chez l’Homme, après celles des animaux et du vide. Au même titre que la phobie des aiguilles, l’hématophobie est classée dans le DSM-5 (Manuel de diagnostic et de statistique des troubles mentaux) dans la sous-catégorie des phobies « blessure – sang – injection ».

Selon le degré de la phobie, les hématophobes sont plus ou moins touchés. Dans un milieu hospitalier où la notion de pathologies, de blessures, de sang peut prédominer, ou à proximité d’un objet tranchant ou d’aiguilles, l’hématophobe peut déclencher une crise d’angoisse par simple anticipation. Le fait de visualiser du sang via un écran peut déclencher les symptômes chez certains hématophobes.

L’hématophobie peut de fait causer un évitement de la médecine moderne. Elle peut donc compliquer la vie pratique, sociale et psychologique des personnes qui en souffrent.

Trois principales causes forgent l’hématophobie :

Un traumatisme de l’enfance. Chacun a plus ou moins peur de voir son propre sang couler. La situation s’aggrave lorsque la personne a assisté dans son enfance à un traumatisme associé à du sang comme une chute, une blessure, une prise de sang douloureuse, etc. Le traumatisme peut être vécu par l’enfant directement ou au travers de son entourage. Perdre un être cher, assister à un accident… sont autant d’éléments marquants associés au sang qui forgent peu à peu cette hématophobie ;

La peur de la mort. Le sang est à la fois symbole de vie et de mort. Dans le corps, il est vitalité, sève de la vie qui alimente nos tissus, nos organes. Mais lorsqu’il s’en échappe –via une blessure ou autre–, il dégrade cette vitalité. Cette ambivalence du sang est sérieusement prise en compte en philosophie, au point d’être la deuxième principale cause de l’hématophobie ;

Les tabous sociaux. Autrefois, le sang était souvent associé aux sacrifices, aux rituels. Ce n’est plus le cas aujourd’hui en occident. L’Homme ne voit plus autant de sang de ses propres yeux. Il est davantage perçu à travers les écrans –télévision, ordinateur, smartphone etc. L’Homme n’est plus habitué à voir du vrai sang.

L’hématophobie peut être complexe à diagnostiquer selon la situation du fait de la difficulté à discerner la réelle peur du patient. Toutefois, si une personne s’évanouit en présence de sang, le diagnostic penchera rapidement vers celui de l’hématophobie.

La description de l’attitude quotidienne de la personne peut orienter vers un diagnostic d’hématophobie. En effet, l’hématophobe a tendance à :

Faire attention de ne pas se blesser ;

Eviter les prises/transfusions de sang ;

Eviter les objets pointus ;

Etc.

Le premier diagnostic, effectué par un médecin traitant via la description du problème vécu par le patient lui-même, justifiera ou non la mise en place d’une thérapie.

L’hématophobe aura tendance à mettre en place des mécanismes d’évitement de manière à éviter la vue du sang.

Réaction anxieuse

La vue du sang, voire sa simple anticipation, peut suffire à déclencher une réaction anxieuse chez les hématophobes.

Malaise vagal

L’hématophobie peut engendrer une perte de connaissance de quelques minutes à la vue du sang. Le malaise vagal se produit dans huit cas sur dix.

Autres symptômes

Baisse du rythme cardiaque ;

Maux de ventre ;

Vertiges ;

Nausées ;

Vomissements ;

Tremblements ;

Asthénie (fatigue physique) ;

Pâleur ;

Etc.-https://www.passeportsante.net/-